Haleck Sombrelame (warhammer battle)

Dimanche 24 septembre 2006

Voici un récit qui n'est pas encore achevé narrant la quète d'un corsaire druchii plongé dans la déchéance. Pas tout à fait original, mais pas non-plus cliché, on peut grandement repprocher la force du héro (étant donné les conditions dans lesquels il combat) mais sans autres défaut majeur, on peut se plonger dans l'histoire du noble déchu. Bonne lecture à tous.

-Kel

Par Kel'rune Deathsword
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Dimanche 24 septembre 2006

Chapitre I : Le Mutilé

Les bruits de pas faisaient écho sur le dallage du temple. Haleck s’inclina respectueusement, bien que personne ne lui ai dit ou se trouvait le trône. Il scruta la salle. Environ cinq souffles brisaient le silence pesant. Trop se dit-il.
« Levez-vous Haleck Sombrelame, nous parlons entre nobles, mon ami. »
« Ami… ce n’est pas un mot que j’ai pris l’habitude d’entendre. »
« En effet, surtout que sur ces terres désolées, l’amitié est un danger mon cher… »
« Quel est votre prix alors ? » demanda Haleck, ces traits se crispant de haine.
« Hum…il n’y aura pas de prix… »
« Que voulez-vous dire, seigneur Klarkh ? » l’inquiétude se lisait déjà sur le visage du corsaire. Il savait que Klarkh n’était pas réputé pour sa sociabilité, et qu’il avait des manières particulièrement amusantes de s’occuper des visiteurs gênant…
Trois bruits de pas se firent entendre, dans sa direction. Haleck feignit de ne pas le remarquer, mais posa discrètement la main sur son fourreau.
« Peut être que je ne souhaite pas entrer en guerre contre mes intérêts, mais que j’ai de bonne raison de vous recevoir, vous qui fûtes puissant ». Répondit finalement Klarkh.
Haleckh frémit sous l’insulte, ce qui ne l’empêcha pas d’entendre le crissement de trois lames s’échappant de leur fourreau. Un devant, et un sur chacun de ses flancs. Le corsaire n’attendit pas, il dégaina sa lame et attaqua immédiatement. La célérité de son geste surpris l’opposant face à lui, et le sabre lui coupa la carotide avec une précision exceptionnelle. Haleck recula, sentant le sifflement de l’air autour de lui. Il para une attaque avec la lame de sa main droite, et esquiva habilement l’autre, se plaçant derrière son premier ennemi. Le garde se retourna, mais trop tard. Le corsaire sentit son arme mordre la chair. L’aisselle transpercée, le guerrier tomba à terre. Le dernier garde chargea, et sa lame fendit l’air. Une attaque directe. Haleckh se baissa prestement, et en profita pour frapper.
La consistance de la chair, puis l’air. Une lame tomba à terre, et son propriétaire hurla. Le noble se fendit vers la source de ce cri, qu’il décapita prestement.
Il se tourna vers le trône. « Fûtes puissant, c’est cela ? » déclara t-il d’un ton sévère, duquel perçait la colère. Avançant vers le seigneur des lieux, il ajouta « En garde, misérable ». Un long crissement de lame cette fois. Un draïch. La lame vibra dans l’air, en direction du corsaire. Il se jeta à gauche, et frappa dans le même temps, mais seul le bruit du métal lui répondit.
Il se réceptionna en une roulade, et entendit la charge de Klarkh. Il roula à terre, et attaqua derechef, cette fois au niveau des jambes. Le fer rencontra la chair. Sa lame était enfoncée dans les jambes de son ennemi, et il la lâcha lorsqu’il entendit la vibration caractéristique de l’attaque. Haleckh roula à terre, évitant de nouveau la frappe mortelle. Le noble entendu un cri de douleur étouffé, et le bruit d’une lame tombant à terre. Son sabre. « Tu endurera mille morts, druchii, je te le promet » murmura le seigneur, alors qu’il se fendait. Haleckh lui expédia un coup de pied, qui par chance, trouva la main de Klarkh. Le seigneur étouffa un juron, mais son lourd draïch tomba au sol. Le corsaire se leva en frappant. Son uppercut partit dans le vide, mais lui-même fut frappé sur le coté de la mâchoire qui se déboîta sous l’impact. Haleckh retint sa douleur, et dégaina sa dague, immédiatement imité par Klarkh. La lame siffla faiblement. Le noble para l’attaque. Klarkh enchaîna, et son poing vint trouver le coude de son adversaire. Haleckh lâcha son arme. Se maudissant pour cette erreur, il se prépara à riposter, mais sentit la fine lame transpercer son armure au niveau du torse, évitant son poumon de peu. Haleckh envoya un coup de genoux dans la jambe du seigneur, qui hurla de douleur. Le menton de Klarkh se brisa sous l’attaque suivante. Haleckh se précipita là où tomba Klarkh, et le frappa, crochet sur crochet, jusqu'à ce qu’il soit sur que son ennemi ne risque plus de l’importuner.
« Comment cela est-il possible. Moi, vaincu par un aveugle doublé d’un manchot ! »
« Croyais-tu que j’allais stopper mon entraînement, moi qui rêve de vengeance ? Croyais tu que j’allais me laisser abattre aussi facilement ? » articula faiblement Haleckh dont la mâchoire le faisait souffrir.
Sur ces mots, Haleckh ramassa son sabre, et transperça le cou de Klarkh. Le silence retomba sur le temple, mais cette fois, seul un souffle froid et faible osait le profaner.

-Kel'

Par Kel'rune Deathsword
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Dimanche 24 septembre 2006

Chapitre II : Le Faucheur Noir

Haleck se dirigea vers l’entrée, dirigé uniquement par le souffle de ses gardes. Lorsque ces derniers lui barrèrent le chemin, il s’arrêta poliment, et sortit tout ce qui le raccrochait à son ancienne vie. Il présenta sa dague. Les gardes la sortirent du fourreau, puis lui rendirent après l'avoir examiné en détail. Haleck les remercia d’un signe de tète en leur direction, et ils s’écartèrent pour laisser passer le noble déchu.
Il se souvenait encore de la salle du grand conseil, et savait parfaitement ou elle se trouvait. Il marcha avec plus d’aisance que n’importe lequel des druchiis présent, avant d’arriver à l’escalier. De nouveaux gardes bloquèrent sa route.
« Haleck Sombrecoeur » dit simplement le corsaire dans un soupir. L’un des gardes monta l’escalier pour annoncer le visiteur, alors que l’autre se plaça à son embouchure.
Qui sont-ils pour m’interdire le passage? Pensait le corsaire.
Finalement, le second garde redescendit après quelques minutes.
« Le seigneur Deathsword accepte de vous recevoir. Deuxième à gauche. » Le corsaire haussa un sourcil avec étonnement, espérant en savoir plus avant d’aller affronter le Faucheur Noir.
« Votre présence l’intrigue, il vous dit courageux d’oser venir ici. » ajouta le soldat d’un air narquois.
Haleck ne dit rien et monta une à une les marches de l’escalier. Il savait que Kel’rune le comprendrait. Seul le Faucheur Noir pouvait comprendre la haine qui l’habitait.
Le corsaire monta les marches, et rejoignit la porte qu’on lui avait indiqué d’un pas sur, suivit par l'un des gardes. Lui n’avait jamais pénétré cette salle avant cela. Il entra. Le noble avança lentement, mais avec grâce, cachant son anxiété. Il s’assit finalement sur la chaise, et fixa de ses orbites vide le Faucheur Noir, espérant pouvoir le déstabiliser. Une voie calme, sereine, mais d’où perçait la haine s’éleva : « Bienvenue Haleck Sombrelame, Seigneur de Lustrie. Quelle folie t’habite pour que tu oses demander audience au conseil ? »
« Seigneur Deathsword, vous connaissez parfaitement ma situation. Vous me savez mutilé et faible, mais vous me savez blessé, vous me savez frustré, et vous seul pouvez comprendre la fureur qui m’habite » répondit l’elfe ; amer et presque suppliant.
« Haleck, tu sais pourquoi tu as été banni, ton jugement ne sera pas revu. Tu as échoué, et tu devrais t’estimer heureux de ne pas avoir exécuté par ceux de mon ordre… » ajouta Deathsword, impatient d’en finir avec cet entretien.
« Ce n’est pas seulement mon échec qui a provoqué ma déchéance, et vous le savez mieux que quiconque…
-En effet, mais si ta demande concerne le conseil, j’ai déjà répondu. Le Kadath Khalahd a tranché, et personne en Har Khalahd n’a le pouvoir de changer son verdict.
-Cela, je le sais, mais je ne veux qu’une chose, que vous pouvez m’accorder seigneur. Je souffre. Chaque jour, chaque seconde de ma vie n’est que néant et désespoir. Seule la rage m’habite encore. Sans elle, je suis déjà mort. Je veux me venger, ou alors mourir.
-C’est donc une armée que tu viens me réclamer, déchu ?
-Oui, laissez moi mener l'armée qui fera couler le sang de nos faibles cousins, ou laissez-moi la rejoindre. Je veux marcher sur Ulthuan, telle est ma volonté.
-As-tu seulement conscience de l’arrogance que contiennent tes paroles Haleck de Lustrie ?
-Oui.
-Tu as raison, je peux te comprendre, je peux ressentir l’amertume dans ton cœur…j’en parlerais au conseil, il y a trop longtemps que le dragon n’a versé le sang de son frère tant abhorré…
-Je vous remercie de tout mon cœur seigneur, aussi vide soit-il.
-Une missive vous sera envoyée lorsque la décision du conseil sera prise. D’ici là, ne revenez plus en ce lieu, vous n’y êtes plus le bienvenu, et ce depuis des années.
Selon la tradition, Haleck se leva le premier. Il sortit avec assurance, sachant qu’il aurait sa vengeance, il se le jura. Kel’rune l’apostropha avant qu’il sorte.
« Autre chose. Ayant vaincu Klarkh l’incapable, je vous nomme officieusement possesseur de ses bien. Je veillerais à ce que cela passe inaperçu. »

-Kel'

Par Kel'rune Deathsword
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Dimanche 24 septembre 2006

Chapitre III : Une Gloire Ternie

Ses troupes étaient submergées. Lui-même était enfoncé dans les rangs des créatures appelées saurus. Les cadavres s’accumulaient sous les roues du char. Les mâchoires des sangs froids claquaient, broyant les homme- lézard avec férocité. Le cimeterre fauchait les corps, déchirant les chairs. La sueur coulait à flot sur le front d’Haleck. Il se battait pour sa vie, mais également pour la gloire. Il était tout proche, le temple se dressait à une cinquantaine de mètres de lui, et seul ces quelques monstres se dressaient entre lui et la fortune. Il ne les laisserait pas le vaincre si prêt du but. Les cadavres s’étaient accumulés aux cotés du char. Pourtant, Haleck ne s’en sortait pas indemne, il souffrait de dizaine de blessures plus ou moins grave, et le char sur lequel il était juché avait perdu une roue dans la bataille. Haleck fit un demi-tour sur lui-même, un saurus était monté sur son char. L’homme lézard lui bondit à la gorge.

Le corsaire souriait. Il était devenu l’un des nobles les plus puissants d’Har Khaladh. IL savait que si un membre du conseil venait à mourir, il aurait toute les chances de prendre sa place, et de siéger parmi les grands seigneurs de la ville. Il était Haleck le corsaire, Haleck de Lustrie. Il jeta un regard sur ses troupes. Ses troupes. Les hommes de Skeggi qu’il avait recruté il y a peu étaient occupés à affûter leur armes, et priait leur faux dieu de la guerre de leur accorder ses faveurs frivoles. Ce n’était que des mercenaires barbare d’un race inférieur, mais le noble reconnaissait leur grande force, et savait qu’ils seraient capable de jouer un rôle décisif dans la bataille à venir. Ou plutôt le massacre… Les elfes eux étaient depuis longtemps prêt au combat, et la haine brillait déjà dans le regard de certains, alors que les terres étaient enfin en vue. Ulthuan, la terre des traîtres était devant eux. Pour la première fois, Haleck allait marcher sur ce qui leur revenait de droit, là où vivaient leurs glorieux ancêtre.
Les bateaux étaient prêt à accoster, la plage était en vue, et les asurs ne donnaient signe de vie. Les vaisseaux s’enfoncèrent lentement dans le sable de la légendaire Nagarythe.

« Allez, la vengeance nous tend les bras mes frères. » dit Haleck à moitié pour lui-même. En écho à ses paroles, le cor résonna dans la nuit. Les tambours des maraudeurs retentirent, et les habitant de Lustrie formèrent leur rangs, à l’avant de l’armée. Rapidement, une force d’une cinquantaine d’elfe se forma, et à nouveau, l’instrument elfique fit entendre sa voie puissante. L’armée se mit en marche au pas de course. Les elfes étaient très peu nombreux, et ils n’étaient pas prêt à l’attaque. Une fine ligne de guerriers s’était formé à l’entrée du village côtier, espérant repousser l’envahisseur.

A moins qu’il ne s’agisse d’un miroir pensa le corsaire. La même haine qui animait ses guerriers brillait dans les yeux de ses ennemis. Deux peuples contraints à l’exil. La soif de sang était présente dans les deux camps, et tous voulaient en découdre. Haut elfes et Elfes Noirs étaient semblable en tout point, sous la faible clarté des deux lunes. Pourtant, ils étaient des asurs, ils avaient refusés de suivre le légitime roi d’Ulthuan, ils avaient trahi. Haleck planta sa première lame dans le corps d’un d’entre eux, un rictus sauvage illuminant son visage. Sa seconde lame vint frapper le cœur d’une nouvelle victime. Le noble dégagea ses lames barbelées des deux corps, faisant surgir leurs organes vitaux à l’air libre. Le combat fut effectivement un massacre, et la dizaine de défenseur fut décimée, tuant malgré tout une petite poignée de druchiis. Le sang ennemi coulait sur le visage du corsaire.

Il ordonna qu’on brûle les maisons. De puissantes incantations furent prononcées avec précision, et les premières bâtisses commencèrent à s’enflammer. Poussé par la joie du carnage, les guerriers répandirent le feu de maison en maison. Des asurs, femmes et enfants couraient pour éviter leur sort. Haleck s’offrait le luxe de tuer tout ceux qui passèrent trop près de lui, laissant à ses hommes le soin de capturer les esclaves.
Soudain, des hommes se mirent à mourir, et les cris des humains et des druchiis se mêlèrent à ceux des asurs, violés et massacrés. Des flèches pleuvaient sur les agresseurs.
Haleck chercha la menace du regard. Des elfes qui rentraient chez eux, une trentaine, sur la falaise à l’ouest du village, à une cinquantaine de mètre.

« Formez les rangs !! » Hurla le corsaire. Les druchiis et les maraudeurs se précipitèrent vers leur bannière, et la formation se mis rapidement en place, alors que les traits dévastateur faisaient encore leur lot de mort. Le clairon annonça la charge. Les elfes continuèrent à tirer jusqu’au moment ou les elfes noirs arrivèrent aux pied de la falaise. En suite, les guerriers fantômes chargèrent. Les fils de Nagarythe s’entre massacrèrent. La charge surélevée des asurs préleva un lourd tribu parmi les druchiis et leurs mercenaires. Les elfes des deux camps combattirent avec une sauvagerie animale. Haleck multiplia les feintes et les estocs. Les yeux de tout les asurs reflétaient la rage et les larmes, même lorsque le noble mettait fin à leur vie. Il n’avaient pas peur, ils n’avaient plus de foyer, ils n’avaient rien à perdre…

Les maraudeurs tournèrent les talons les premiers, le dieu de la guerre ne les avait pas favorisé pour ce combat, ils furent forcés d’admettre leur échec. Rapidement, le reste des troupes suivit le mouvement. Mais Haleck est tenace, admettre une défaite est contre nature pour lui, et il continua le combat, lui et ses quelques fidèles. Après encore quelques minutes, le corsaire était seul face à l’ennemi. Il avait été blessé à plusieurs reprises, et était exténué. Un elfe bondit sur lui. Celui-ci paraissait plus expérimenté que ses frères, et la même haine le caractérisait. Le noble para l’attaque avec difficulté, les deux lames croisées.
« Je suis Inael Vivelame,chien de druchii » lui dit celui-ci. Haleck compris qu’il n’avait aucune chance de revenir victorieux. Il était désormais seul, face à une quinzaine d’asurs.

C’était la fin. Les deux commandants enchaînèrent les coups avec célérité. Quatre lames projetaient leur éclat scintillant à une tel vitesse qu’ils semblaient n’être qu’illusion. Lame contre lame, exilé contre exilé, elfe contre elfe. Le tourbillon argenté se prolongea quelques instant, les deux combattants étaient du même niveau. La pluie tomba sur le champ de bataille, éteignant les feux, en prélude à la fin du combat. Les gouttes de pluie reflétaient les éclats d’argent, donnant une nouvelle dimension au combat.

D’un coup, le pied d’Haleck glissa sur le sol de quelques centimètres. Pour l’elfe enragé qui lui faisait face, ce fut l’opportunité de vaincre son adversaire. Son épée plongea vers le noble, lui coupant le bras au niveau de l’épaule. Le sang gicla, le corsaire brisé tomba au sol. Inael s’approcha de lui, lame brandit. Il posa la pointe sur le corps du druchii.
« Tu as perdu traître. Mais je ne vais pas te tuer, ce sort est trop doux pour ceux de ton espèce. » dis l’elfe, rageur
Pour toute réponse, Haleck jeta un regard noir de haine à l’asur.
« Tu me défies ? » Ajouta celui-ci, une lueur sadique animant son regard.
L’elfe s’agenouilla au-dessus du druchii. Il saisit deux dagues accrochées à sa ceinture. Pour la première fois de son existence, le seigneur de lustrie compris ce que signifiait la peur. Les dagues lui transpercèrent les yeux, lui arrachant un abominable cri de douleur qui hanterait à jamais ses rêves.
« Mage, soigne ce druchii, et fait en sorte qu’il puisse rentrer chez lui. Je veux qu’il serve d’exemple à son peuple ».


Haleck se réveilla en sursaut. Son épaule et son crâne le faisaient horriblement souffrir. Il avait des années que ses cauchemars n’avaient été aussi précis, aussi vrais
.

« interessssant druchiiii » la voie résonna dans son esprit, à peine un souffle. Pourtant, ça, l’elfe ne l’avait pas rêvé…

-Kel'


 

Par Kel'rune Deathsword
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Dimanche 24 septembre 2006

Chapitre IV : La Quête

Haleck se leva et eu un mouvement de panique. Il était en armure, son sabre au fourreau, sa cape d’écaille jetée sur l’épaule gauche. Par réflexe, il porta sa main à son sabre.

Il était enfermé dans une petite salle sans fenêtre. La pièce ne semblait rien contenir d’autre que le lit dans lequel il était allongé. Le lit semblait fait dans un bois dur, le matelas était doux, et les draps semblaient presque fait de soie. Un grande porte en pierre couverte de runes se trouvait devant lui.

Même sans ses yeux, il la voyait. Haleck se dirigea vers la porte, tentant de déchiffrer les runes qui y étaient inscrites. Pas une seule ne lui était familière. Cela était certainement du au fait qu’il n’avait pas lu depuis plus d’un siècle, mais il était persuadé n’avoir jamais vu les trois quarts de ces écritures. Ce ne pouvait être que des runes profane. Une seule lui était compréhensible, et il sentait son pouvoir le pénétrer. Khaladh.

La porte s’ouvrit. Quelqu'un pénétra dans la pièce.
« Vous êtes enfin réveillé Sombrelame. Nous allons pouvoir parler de votre futur… » la voie était celle d’un druchii, mais ressemblait plus à un sifflement, à tel point qu’il était incapable de savoir si l’homme n’était pas une femme.
« Qui êtes-vous ? » dit Haleck essayant de cacher sa surprise.
-Hé hé… Je suis l’instrument de ta vengeance jeune druchii. Celui qui te donnera les armes lorsque le moment sera venu.
-De quoi parlez vous ?
-Tu le sais.
-Non.
-Inael Vivelame. Il périra par ta main, c’est écrit.
-Et quel rôle avez-vous à jouer dans cette histoire ? Inael est ma vengeance, pas la votre.
-Tu crois le vaincre, Aveugle et Manchot ? Tu es bien prétentieux mon enfant…
-Que…quoi ?
-Tu le tueras. Mais pas dans cet état de faiblesse… Je suis seul à pourvoir te rendre ce dont il t’a privé, celui qui te rendra la vue.

Un silence tomba dans la salle. La porte entrouverte ne brillait plus que de deux runes qu’Haleck n’avait pas aperçu auparavant. Arha et Iarstil. Sombrelame. Le corsaire percevait que la créature lui apporterait peut-être sa seule chance.
« Nous allons peut-être pouvoir nous entendre alors…
-J’y compte bien Sombrelame, vous êtes peut-être la seule personne à pouvoir m’aider. Connaissez-vous une créature nommée Rakash l’immortel ?
-Non, de qui s’agit t’il ?
-C’est votre cible.
-Je vois…
-Il vit quelque part dans l’une des îles à l’ouest de Naggaroth. Il s’est enfermé dans une grande tour noir en forme de spirale. La créature possède sur elle un ouvrage qui me revient de droit. Un livre à la couverture sombre  dans laquelle se trouve incrusté un petit crâne d’améthyste. Tuez Rakash et ramenez-moi le livre, c’est tout ce que j’ai à vous demander.
-Seul, je risque de vous décevoir…
-Non Haleck, vous ne serez pas seul. Un régiment de corsaire, trois régiment de piquiers humain, et un de leur sorcier. Les humains arriveront au port d’Har Khaladh dans une semaine, les corsaire sont déjà dans la ville. C’est à vous que revient le commandement des troupes Seigneur Sombrelame.

Haleck ouvrit la bouche pour protester mais il n’était déjà plus chez le sorcier.

-Kel'

Par Kel'rune Deathsword
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